Manifs anti-US s’enchaînent en Syrie
Les Syriens poursuivent leurs manifestations depuis trois jours contre la décision du président américain de reconnaître l’annexion du Golan occupé à Israël. Les manifestants mettent l’accent sur l’identité syrienne de cette région.
À Hassaké, les habitants, descendus dans la rue, ont affirmé que cette décision ne pourrait pas changer les réalités historiques.
Dans la province de Tartous, les Syriens se sont rassemblés devant le bâtiment du gouvernorat. Ils ont souligné l’identité arabo-syrienne du Golan.
De même, les étudiants de l’université de Damas à Quneitra ont condamné eux aussi la reconnaissance par Trump de la souveraineté d’Israël sur le Golan. « Cette décision est au contraire du droit international et aux résolutions des Nations unies », se sont-ils plaints. « Le communiqué de Trump est mort-né et il n’aura pratiquement aucun impact, car le Golan est un territoire syrien et continuera de l’être », ont-ils martelé.
À Alep, rassemblés devant le bâtiment de leur syndicat, les ouvriers ont de leur côté condamné la décision de Trump. « Cet acte ne sert que les intérêts des occupants israéliens en violation de toutes les résolutions internationales », ont-ils poursuivi.
Les étudiants de l’Université de l’Euphrate à Deir ez-Zor se sont rassemblés devant la faculté d’agriculture pour condamner la reconnaissance par Trump de l’annexion du Golan occupé à Israël. « Cette décision est nulle et non avenue et sans effet juridique sur le plan international et elle ne pourra pas changer les réalités historiques », pouvait-on lire sur leurs pancartes. Les manifestants se sont dits solidaires des habitants du Golan occupé face aux complots israélo-américains qui ont visé le peuple et le territoire syriens. « La résistance du peuple et les sacrifices des forces de l’armée ont déjoué toutes les machinations des ennemis, qui n’ont d’autre objectif que de briser l’unité et l’intégrité syriennes », ont-ils précisé.
Il est à noter qu'un nouveau groupe de réfugiés syriens revenant de Jordanie ont regagné leur pays via le point de passage de Nassib. Ils ont été transférés dans les zones libérées des mains des terroristes.