Ingérence israélienne en Syrie: quelle riposte?
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Les attaques perpétuelles d’Israël contre la Syrie ne visent pas seulement les objectifs militaires. Elles ne cherchent pas non plus à exposer la puissance militaire de régime de Tel-Aviv, qui s’autorise à prendre pour cible les bases de la Résistance et celle de l’Iran.
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Jun 04, 2019 15:45 UTC
  • Ingérence israélienne en Syrie: quelle riposte?

Les attaques perpétuelles d’Israël contre la Syrie ne visent pas seulement les objectifs militaires. Elles ne cherchent pas non plus à exposer la puissance militaire de régime de Tel-Aviv, qui s’autorise à prendre pour cible les bases de la Résistance et celle de l’Iran.

Bien qu’Israël ne cesse de menacer les cibles du Hezbollah et les positions de l’Iran, allant parfois jusqu’à agir, il sait bien que ces opérations, qui font figure de coups d’épée dans l’eau, n’ont pas pu diminuer d’un iota les capacités défensives de l’Iran et des forces de la Résistance. Nul ne saurait nier, en effet, que les agissements israéliens sont restés jusqu’à présent sans effet.

La preuve en est que la formidable endurance affichée par la Résistance anti-israélienne a mis Israël dans une situation de panique et d’inquiétude permanentes, qui lui reviennent à présent en plein visage comme un boomerang.

Le régime extrémiste de Tel-Aviv s’est ainsi laissé piéger dans une guerre d’usure militaire qui semble interminable. La situation est la même à Gaza qu’au Yémen : une confrontation perpétuelle dont aucune partie ne peut sortir gagnante.

Il serait donc raisonnable de décider de changer de cap, les anciennes tactiques de guerre ayant fait la preuve de leur inefficacité.

Les frappes israéliennes ne recevaient pas toujours les mêmes réponses. Elles étaient parfois cinglantes et foudroyantes, parfois repoussées à une date ultérieure. Mais cette inaction, ce silence inquiète les Israéliens plus que tout, car lorsque l’on remet la riposte à plus tard, l’ombre de futures surprises, et d’une guerre éventuelle, continue de planer comme une menace au-dessus des têtes à kippa qui peuplent les territoires occupés.

À titre d’exemple, tous les affrontements armés déclenchés sur les hauteurs du Golan occupé en 2018, ou encore ceux de 2015 dans les fermes de Chebaa, pourraient potentiellement provoquer de graves ripostes représentant de sérieuses menaces pour les intérêts d’Israël et des États-Unis. Mais la Résistance a jusque-là préféré laisser ces attaques sans réponse.

Tout le monde se souvient du crash d’un avion israélien en 2018. Les premières images du F-16 israélien abattu par la DCA syrienne ont circulé largement sur la toile. Pourtant, un grand nombre de frappes israéliennes sur la Syrie sont restées sans réponse, et cela pour deux raisons principales :

Premièrement, les Syriens savaient bien que cette campagne militaire israélienne avait pour objectif de provoquer Damas.

Deuxièmement, ces attaques intervenaient à un moment politiquement très délicat. La moindre réaction militaire de la part de l’axe de la Résistance risquait de déclencher des guerres encore plus compliquées et plus dangereuses, et la Syrie, l’Iran et le Hezbollah l’avaient bien compris.

Israël voit se dresser devant lui un large bloc qui commence du Liban, de la Syrie, de Gaza et de l’Irak pour s’étendre à l’Iran et au Yémen. Il sait bel et bien qu’une fois la guerre déclenchée dans le golfe Persique, il sera visé depuis la Syrie, Gaza et le Liban. D’où ses menaces à l’emporte-pièce, ses coups de bluff et surtout ses fanfaronnades. Il en va tout autrement du Hezbollah, qui a la capacité de mener avec succès n’importe quelle opération au sol.