Ankara trahit encore Moscou
Avant le sommet de l'OTAN à Bruxelles, le chef du Département de la communication de la Présidence turque a décrit l'organisation comme étant essentielle à la sécurité de son pays.
Fahrettin Altun a qualifié l’existence de l'OTAN de primordiale pour la sécurité de la Turquie et a appelé l'organisation à redéfinir ses concepts stratégiques suite au changement d'image sécuritaire de la région d'Asie de l’Ouest.
« L'OTAN doit comprendre les priorités nationales de ses États membres et, le cas échéant, leur apporter le soutien nécessaire pour qu'ils puissent faire face aux nouveaux défis sécuritaires dans le monde », a dit Altun.
« La Turquie doit avoir une vision claire pour relever les nouveaux défis de sécurité et s'engager à soutenir ses membres », a également précisé le membre du parti de la Justice et du Développement dans une note intitulée « La vision de la Turquie pour l'OTAN à l'ère des défis mondiaux ».
« La Turquie est toujours à l'avant-garde pour relever les défis qui menacent la sécurité commune de l'OTAN. Il faut donc rappeler la nécessité de mettre à jour le concept stratégique de l'OTAN en réponse à l'évolution du paysage sécuritaire de la région au cours de ces dix dernières années », a-t-il ajouté.
La participation de la Turquie à d'importantes missions militaires de l'OTAN dans le monde, notamment en Afghanistan et en Irak, est un signe du « fort engagement d'Ankara envers l'organisation occidentale. « Nous considérons que l'OTAN est essentielle pour notre sécurité nationale et notre paix dans la région ».
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, arrivé dimanche à Bruxelles, devrait rencontrer les dirigeants de l'OTAN et le président américain Joe Biden pour discuter notamment de l'achat d'un système de défense à la Russie et des sanctions de Washington contre Ankara.
Plus tôt, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré à propos de la réunion du Sommet du G7 que le plan de réforme à l'horizon 2030 serait au centre des concertations de deux jours des membres de l’OTAN.
Le chef du Département de la communication de la Présidence turque appelle l’OTAN à aider Ankara à garantir la sécurité du pays.
Dans le même temps, une source syrienne fait part de la mort d’au moins 16 personnes dans la ville syrienne d’Afrin, dans la banlieue d’Alep et occupée par l’armée turque. Le rapport ajoute que des dizaines d'autres personnes ont été blessées lors de l’attaque à la roquette contre la ville kurde.
La plupart des roquettes ont échoués sur des quartiers résidentiels de la ville. Notons que l'hôpital al-Shifa'a a également été touché. Un médecin et trois infirmières ont été tués. L'organisation des Casques blancs a également prétendu que trois de ses membres avaient trouvé la mort.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), en tant que vitrine médiatique de l’Occident basé à Londres, a prétendu que trois femmes, un enfant et un commandant des forces soutenues par la Turquie faisaient partie des victimes.
Les roquettes auraient été lancées depuis une zone au sud d'Afrin contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (FDS). Le ministère turc de la Défense a imputé l’attaque aux forces kurdes. Néanmoins, Farhad Shami, le directeur général de la médiathèque des FDS, a démenti cette accusation dans un communiqué.
En représailles, l'artillerie turque a pilonné les positions des FDS dans la ville de Tall Rifaat et ses environs au sud d'Afrin. Aucune victime n'a été signalée.
L'attaque meurtrière par roquettes pourrait aboutir à une grave escalade militaire entre les forces turques et les FDS dans le nord d'Alep. Les deux parties partagent une longue ligne de front dans la région, de Manbij à Afrin.