Syrie: la méga"bombe" Russie/Iran?
Aucun analyste militaire ne saurait nier que l'émergence d'une seconde base aérienne russe, de la même importance que celle que Moscou détient à Lattaquié, Hemimim, va largement au-delà du nettoyage d'Idlib de la présence du Sultan et de son "armée de Turan",
surtout que cette base stratégique en devenir, se trouve non pas dans le Nord de la Syrie où Ankara s'entête à ne pas lâcher prise mais bel et bien dans le nord est syrien, soit une zone largement fréquentée par les troupes US, une zone aussi située à quelques kilomètres à peine du Kurdistan irakien où, là encore, les USA disposent du méga complexe de Harir, qui bien que malmené pendant plusieurs semaines cet été par la Résistance irakienne, qui y a exercé ses drones et roquettes intelligentes, continue à accueillir le gros des opérations de renseignement, d'espionnage et d'organisation des réseaux et cellules terroristes US/Israël, sur le dos d'un gouvernement et d'une population irakiens qui saignent périodiquement sous les coups des supplétifs daechistes du Pentagone.

Photo: carte du nord syrie/The Drive
Et ce évidemment sans compter tout ce que l'arsenal de la Résistance irakienne pourrait contenir d'inconnu ou mal connu comme par exemple ce missile Shalamcheh, un missile sol-air iranien et capable de détruire plusieurs sortes d'avions de combat et de drones modernes et qui est de moyenne portée et qui peut également être utilisé comme missile à courte portée et qui se déplace à la vitesse de 3 Mach3 , et résiste aussi à la guerre électronique ennemie avec une portée moyenne de 40 kilomètres.
Tout ceci pour dire qu'une DCA russe qui s'apprête à s'implanter aux portes du Kurdistan irakien, a toute les chances de non seulement profiter à la Syrie et puis à l'Irak voisin mais encore de criser la défense aérienne de la Résistance dans un mouvement parfaitement synergique. D'ailleurs les sources d'information kurdes qui ont rapporté que la Russie envisageait construire sa deuxième grande base aérienne permanentes à Qamichli n'en écartent pas l'hypothèse et cité par le correspondant du réseau d'information Kurdistan-24 ce lundi affirment que la Russie entendait construire une grande base aérienne à Qamishli voire une troisième près de l'aéroport de Sarin à Ain al-Arab pour, comme les Russes l'affirment, fait face aux États-Unis.
"La Russie est déterminée dans le combat aérien contre les USA. Plus de deux ans de face à face USA/Alliés de l'Iran en Irak a prouvé à quel point les Américains sont vulnérables et comment c'est facile de les mettre au pas. Il n'y a donc aucune raison pour que la Russie, mandaté par l'Etat syrien, ne contribue pas à cette chasse aux Américains en renforçant le bouclier aérien anti US dans le nord est de la Syrie, estime l’expert militaire russe Alexei Leonkov qui ajoute : « Nous abattrons tout ce qui vole vers nous, avant même que les bombardiers US n'atteignent leurs cibles et ne larguent leurs bombes. Notre système de défense aérienne a abattu avec succès des missiles de croisière américains en Syrie en 2018. Les bombardiers américains ne sont pas capables de détruire le système de défense aérienne de la Russie basé en Syrie. »
Mais un bouclier de DCA russe en interaction avec la Résistance prend toute son importance quand on sait que ces basses aériennes anti US à venir pourrait se "nucléariser" rien que pour faire pendant à la base US/.OTAN en Turquie, Incirlik. Après tout la Russie a déjà déployé les porteurs de bombes atomiques Tu-22 à Hmeimim et a fait part de sa capacité d'exploiter des bombardiers stratégiques à longue portée à capacité nucléaire depuis sa base aérienne à Lattaquié qu’elle a été modernisée, de façon à gérer des avions à long rayon d'action.
Et la Chine est-elle étrangère à l’émergence de ce bouclier anti missile nucléaire et no nucléaire à obédience anti US en plein du Moyen Orient? Rien n'est moins sûr : la semaine dernière au Conseil de sécurité, et ce fut une première, le représentant chinois a eu une altercation au sujet de Xinjiang avec l’ambassadeur turc. En fin pas exactement Xinjiang mais plutôt des séparatistes ouïghour qu'Erdogan y recrutent avant de les faire venir à Idlib: " la Chine ne restera pas définitivement les bras croisés face à une telle atteinte", a lancé le représentant chinois... On le sait, les HQ-9 chinois ne sont pas absent de l'arsenal de DCA syrienne.